Le nouveau DSI de GoPro s'attaque à la prolifération des applications en prévision de la transition vers le Big Data
Quelle est la première chose que l'on fait en tant que premier DSI d'une entreprise de 1.4 milliard de dollars dont les bénéfices ont triplé au quatrième trimestre de l'année dernière ? C'est la question que s'est posée Tony Young, le nouveau DSI de GoPro. un article récent du CIO Journal« Pour faire mes preuves, je dois exécuter et obtenir des résultats à court terme », explique-t-il, quelques semaines seulement après sa prise de fonction.
Le rôle du DSI évolue. L'adaptabilité n'est plus seulement un atout, elle est devenue essentielle. le Dans certaines organisations, on attend des DSI qu'ils maîtrisent tous les domaines, de la cybersécurité aux médias numériques. Ce qui est particulièrement impressionnant dans le parcours de Young, c'est qu'il est le premier DSI de GoPro et qu'il intègre une entreprise en pleine expansion qui a atteint (presque du jour au lendemain) plus de 600 millions de dollars de chiffre d'affaires trimestriel.
Alors, quelle est la première action de Young en tant que responsable informatique de l'entreprise de caméras portables ? Il doit s'atteler à une réorganisation. Sans surprise, un grand ménage dans le parc applicatif s'impose pour soutenir cette croissance. Une fois cette étape franchie, il devra assurer l'interopérabilité des systèmes. Il s'agit d'une stratégie en deux volets visant à aligner les décisions informatiques de l'entreprise sur sa trajectoire de marché, GoPro « évoluant d'un fabricant d'appareils vers une entreprise spécialisée dans le Big Data ».
Selon Clint Boulton D'après le CIO Journal, « Alors que GoPro continue de commercialiser des services de contenu, notamment en développant une application qui permettra aux utilisateurs de diffuser du contenu vidéo capturé par ses caméras sur des téléviseurs intelligents, et en s'associant à la LNH pour filmer des matchs de hockey du point de vue du joueur, l'entreprise collectera davantage d'informations sur la façon dont ses clients créent du contenu et interagissent avec celui-ci, y compris les points de friction susceptibles de dégrader l'expérience utilisateur. »
Avec des millions de caméras à travers le monde enregistrant des vidéos et des projets de diffusion en direct de ces vidéos, ils seraient fous de ne pas exploiter toutes ces données. mantra Parmi toutes les entreprises disruptives actuelles, l'adage « Toute entreprise est une entreprise de logiciels » prend tout son sens chez GoPro. Le hic, c'est que GoPro n'a pas été fondée dès le départ comme une entreprise de logiciels, à l'instar des géants Uber et Airbnb. C'est un fabricant d'appareils, et ses divisions ont massivement adopté les applications cloud pour atteindre leur niveau actuel. En effet, 98 % de leurs applications fonctionnent dans les centres de données de tiers.
Dans les entreprises à forte croissance, et a fortiori celles qui opèrent un virage stratégique comme GoPro, instaurer une gouvernance efficace est complexe. Lorsque les services opérationnels ont l'habitude de souscrire à tout ce dont ils ont besoin, quand ils en ont besoin, la tâche se complique encore davantage. Leur accorder une certaine autonomie tout en renforçant le contrôle (en centralisant la gestion des applications tout en favorisant leur adoption ou leur développement au sein des différents services) représente le Graal de la gouvernance applicative.
Voici notre point de vue : la sécurité, les performances, l’authentification et l’intégration peuvent être gérées de manière centralisée. Elles représentent les coûts indirects d’un environnement applicatif : importantes, certes, mais sans lien direct avec la capacité d’une unité opérationnelle à générer des profits. L’interface utilisateur, la logique et les données sont les domaines où les unités opérationnelles créent de la valeur. Les applications qui automatisent les flux de travail, transforment des volumes considérables de données en informations pertinentes et permettent à l’entreprise de se différencier stratégiquement doivent être conçues et développées par les unités opérationnelles.
Si GoPro veut évoluer comme une entreprise de logiciels, la première étape consiste à mettre en place une gouvernance informatique efficace. Young doit réfléchir à ces composants dans chaque application et décider s'il faut les conserver, les remplacer ou les abandonner. Ce n'est qu'ensuite qu'il pourra connecter toutes ces applications, les faire fonctionner ensemble de manière sécurisée et à grande échelle, et se préparer à la multitude de systèmes d'analyse de données dont il aura besoin pour gérer une entreprise spécialisée dans le Big Data.
Je serai curieux de voir comment Young s'acquittera de sa mission d'organiser et de gouverner cette entreprise, initialement spécialisée dans les appareils électroniques mais désormais axée sur le Big Data. S'il y a une leçon à tirer de son projet initial, c'est que l'adaptabilité est une condition essentielle à la croissance, quel que soit votre profil ou votre activité.